Prophétie d’une folle
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Ce livre est une nouvelle longue qui mêle le fantastique au réel. Quand une folle se transforme en prophétesse, l’on devine déjà clairement que des nuages orageux remplissent le ciel. Si le Bénin a servi de cadre romanesque pour notre histoire racontée, il ne pourrait pas jouir du statut de destinataire. Notre message appelle à la vigilance et invite l’humanité entière à reconsidérer la position des malades mentaux dans la société. Ces derniers nont pas perdu leurs attributs humains. Tout ce qui sort de leur bouche n’est pas toujours des platitudes et des fariboles.
Les hommes d’ordre débarquèrent brusquement et me pénétrèrent d’un regard austère, haineux mouillé de colère, d’inculpation et de mépris. Le plus trapu du trio me saisit par le cou et se mit à presser les petits muscles de mes biceps de silure. Je regardais le corps muet de mon père et réalisai qu’il y a bien des choses qui se passent dans la vie réelle et qui dépassent les sensationnelles fictions imaginées par l’esprit : La vie est un paradis infernal.
Ce jour n’avait pourtant aucun rayon de malheur, du moins, nous ne nous y attendons guère. L’âge qui sépare le bonheur du malheur, c’est juste une seconde. Le diable est dans les détails, et il n’habite aucun abîme, aucun lieu infernal ou sombre, son vrai asile, c’est notre vie, qui n’est qu’un rêve fantomatique.
Une série de problèmes survient dans l’existence du voleur de l’ambre. Pourtant, le joyau le fascine au lieu de le terrifier. Ses pensées, ses gestes, ses dits... tout est polarisé vers son unique obsession.
D’un geste sûr, il sortit son portefeuille de la poche droite de sa veste, c’est là qu’il se trouvait, c’était toujours là qu’il se trouvait. « Tom Mills, 1880 Creston Road » pouvait-on lire sur la carte d’identité, mais cet homme n’était pas Tom Mills, (…)
Je restais allongé sur le lit, contemplant le plafond, d’un air macabre. J’avais l’impression que deux petits yeux me fixaient distinctement et sans relâche, qu’ils me persécutaient. J’avais l’impression que mon crâne se creusait, que quelque chose me (…)