La tragique histoire du petit oiseau rouge, qui voyait le monde en rose...
Un beau jour, dans la fleur du temps, un monde
magnifique émergea des guerres terribles qui
déchiraient le monde. Comme une obole d’espoir, un rayon solaire transperçait
les nuages… Il y eut comme un crépitement, puis cent mille
tonnerres éclatèrent ; mais au lieu d’une pluie torrentielle, ce
fut une clarté lunaire, toute de ferveur et de gloire, qui se
répandit à travers la Terre. Cela dura quelques instants,
s’estompa… et la nuit s’endormit.
Une ode indicible s’éleva dans les airs, alors qu’un jour
naissant susurrait des prodiges. L’espoir crépitait dans les
coeurs, et les noctambules se la coulaient douce dans l’attente
des mille bonheurs. On était en droit de croire ; déjà, un vent
de bon augure progressait dans les villes, dispersant, ci et là,
un peu de son aubaine. Enfin, il y eut comme une
effervescence, puis tout revint dans l’ordre ; les hommes,
doucement, reprirent le train-train quotidien que les grandes
guerres avaient interrompu, que la félicité avait comme titillé,
que le miracle avait chaperonné.
Aux XIIe et XIIIe siècles, les cathares (du grec katharos, pur) revendiquent une religion plus proche de la chrétienté primitive respectant l’idéal de vie et de pauvreté du Christ. La religion cathare est rapidement considérée comme une hérésie par (…)