La tragique histoire du petit oiseau rouge, qui voyait le monde en rose...
Un beau jour, dans la fleur du temps, un monde
magnifique émergea des guerres terribles qui
déchiraient le monde. Comme une obole d’espoir, un rayon solaire transperçait
les nuages… Il y eut comme un crépitement, puis cent mille
tonnerres éclatèrent ; mais au lieu d’une pluie torrentielle, ce
fut une clarté lunaire, toute de ferveur et de gloire, qui se
répandit à travers la Terre. Cela dura quelques instants,
s’estompa… et la nuit s’endormit.
Une ode indicible s’éleva dans les airs, alors qu’un jour
naissant susurrait des prodiges. L’espoir crépitait dans les
coeurs, et les noctambules se la coulaient douce dans l’attente
des mille bonheurs. On était en droit de croire ; déjà, un vent
de bon augure progressait dans les villes, dispersant, ci et là,
un peu de son aubaine. Enfin, il y eut comme une
effervescence, puis tout revint dans l’ordre ; les hommes,
doucement, reprirent le train-train quotidien que les grandes
guerres avaient interrompu, que la félicité avait comme titillé,
que le miracle avait chaperonné.
Premier volet d’une trilogie uchronique. L’homme en face dédaigna l’offre, dodelina légèrement de la tête.
Déjà que le gîte était à sa disposition depuis deux semaines, à titre gracieux et sans caution préalable… alors pourquoi abuser de cette charité, (…)
"...et aboyer, et aboyer encore, comme ça, sans raison, simplement parce qu’on est content de son espèce toute entière, parce qu’on se trouve plus fort que le monde entier, et qu’on est content, content, content...
Puis se rouler les uns sur les autres...
Ce récit retrace la vie d’un jeune garçon s’ouvrant progressivement sur le monde. Le lecteur est invité à un cheminement spirituel, à travers le héros.