La tragique histoire du petit oiseau rouge, qui voyait le monde en rose...
Un beau jour, dans la fleur du temps, un monde
magnifique émergea des guerres terribles qui
déchiraient le monde. Comme une obole d’espoir, un rayon solaire transperçait
les nuages… Il y eut comme un crépitement, puis cent mille
tonnerres éclatèrent ; mais au lieu d’une pluie torrentielle, ce
fut une clarté lunaire, toute de ferveur et de gloire, qui se
répandit à travers la Terre. Cela dura quelques instants,
s’estompa… et la nuit s’endormit.
Une ode indicible s’éleva dans les airs, alors qu’un jour
naissant susurrait des prodiges. L’espoir crépitait dans les
coeurs, et les noctambules se la coulaient douce dans l’attente
des mille bonheurs. On était en droit de croire ; déjà, un vent
de bon augure progressait dans les villes, dispersant, ci et là,
un peu de son aubaine. Enfin, il y eut comme une
effervescence, puis tout revint dans l’ordre ; les hommes,
doucement, reprirent le train-train quotidien que les grandes
guerres avaient interrompu, que la félicité avait comme titillé,
que le miracle avait chaperonné.
Nous sommes là, sans pouvoir dire un mot, estomac noué. Autour de nous silence et désolation. Des immeubles délabrés aux fenêtres murées, des barbelés rouillés qui hérissent un haut mur de parpaings gris. Tous les cinquante mètres, des miradors où campent (…)
Le 10 mai 1968, sur les barricades du quartier latin, une lycéenne d’origine bourgeoise rencontre un jeune ouvrier de chez Citroën. Ils vivent ensemble les manifestations, les affrontements avec la police, les occupations des facultés et des usines, (…)
Je roulais à vive allure, j’allais à l’hôpital prendre mon service. En traversant une ville de banlieue, soudain un piéton surgit de derrière une camionnette.