Résumé du manuscrit LE CLAIR-OBSCUR
Le clair-obscur ou Le berceau déshumanisé est un recueil de quarante huit poèmes qui s’interroge sur la société tchadienne dont les deux faces semblent difficiles à discerner d’où son côté « clair-obscur ». Dans une écriture éclectique où on aperçoit un joli bouquet des rimes, des mots savamment choisis, avec un rythme frénétique on dirait celui d’un danseur possédé par les dieux, le poète en un chirurgien bien expérimenté met sur la table de la littérature sa société afin de la disséquer pour voir ses tares qui la retardent et les extirper. Sans oublier aucun aspect, il décrit artistiquement une société en déchéance face à des éternels tyrans dont le seul but est de bien vivre au détriment du peuple, à des individus qui n’ont plus de conscience, aux forces de l’ordre qui sont plutôt « les forces du désordre », à la sublime femme n’djamenoise, parfois associée à la mère Afrique, qui semble méconnaître sa valeur en se laissant vilipender à travers ses mœurs modernistes. Le berceau déshumanisé est un cri d’appel à tous les fils du Tchad d’où qu’ils soient afin d’unir leur force dans le but de construire un Tchad digne du berceau de l’humanité, ce nom qui lui est cher. Le poète compte sur ces dignes fils et sur le Souverain Dieu qui éclaire son chemin et lui dicte ses vers afin d’éclairer l’obscure partie de son pays.
La Victoire
Je cherche à me frayer un chemin
Pour faire valoir mes parchemins
Mais tout est en déclin
Ma vie est sans écrin
Et je suis dans le pétrin
Dans les pénombres crépusculaires
Dans ce monde inégalitaire
Où je suis ralenti par les atrabilaires
Les sadiques veulent me retenir
Dans ce rictus sinistre, on veut me maintenir
Dans la vie sinistre et brisée
Je suis toujours rabaissé
Je suis en tout temps marginalisé
Dans la queue de peloton, je suis ravalé
Les ennemis ont tout saccagé