Le rosier
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Un grand-père confesse sa teenage story à sa petite fille, le secret d’une histoire d’amour inachevée que la jeune femme va tenter de raviver. Moto-cross, appareil dentaire, cicatrices, altitude, il faut éviter de se fier aux apparences dans ce jeu où les règles passent de main en main entre un vieillard amputé et une jeune femme qui n’a pas froid aux yeux.
Selon une tradition vieille de plusieurs générations, le jour de leur naissance, les petites filles de ma famille reçoivent une fleur en cadeau. Les Amérindiens appelleraient ça un totem, chez nous, ça s’appelle une marraine.
Je m’appelle Liffe, ce sont des choses qui arrivent quand vos parents sont perchés à la cime de l’arbre le plus haut du monde. Fidèles à la tradition, ils m’ont choisi une marraine dont la période de floraison correspond avec la date de ma naissance. C’est une Trille rouge, elle possède deux vertus essentielles : faciliter l’accouchement et empoisonner chacun de mes anniversaires par son odeur nauséabonde. Sur les photos de famille, mes cousins et cousines apparaissent systématiquement avec des pinces à linge sur le nez. Si les photos pouvaient parler vous entendriez les mots charmants que leurs petites voix nasillardes m’adressaient au terme du long silence qui précédait le cliquetis du Kodak jetable de mon oncle. À cause des pinces à linge, ça donnait quelque chose du genre : « Liffe pue comme une truie rouge. ». Mais tout s’est arrangé le jour de mes dix-huit ans quand je me suis définitivement incorporée cette pute dans mon avant-bras. Depuis, je n’ai plus jamais vu de vraie Trille rouge et quand un garçon fait semblant de s’intéresser à ma cicatrice, il me suffit de lui répondre à peu près ce que je viens de vous raconter en insistant sur le point suivant : je vais mieux.
Devant le 153 boul. port royal à Paris, une Volkswagen rouge s’arrête ; Il est vingt et une heure. Alice, une jeune femme de 29 ans, blonde, s’extirpe de sa voiture, ferme ses portières. Dans le reflet d’un réverbère on peut apercevoir un caducée. Alice (…)
C’est un hommage à ceux qui ,en leur et à leur manière , ont orienté ma vie, guidé mes choix et m’ont permis d’être ce que je suis .
Le 10 mai 1968, sur les barricades du quartier latin, une lycéenne d’origine bourgeoise rencontre un jeune ouvrier de chez Citroën. Ils vivent ensemble les manifestations, les affrontements avec la police, les occupations des facultés et des usines, (…)