Le rosier
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Un grand-père confesse sa teenage story à sa petite fille, le secret d’une histoire d’amour inachevée que la jeune femme va tenter de raviver. Moto-cross, appareil dentaire, cicatrices, altitude, il faut éviter de se fier aux apparences dans ce jeu où les règles passent de main en main entre un vieillard amputé et une jeune femme qui n’a pas froid aux yeux.
Selon une tradition vieille de plusieurs générations, le jour de leur naissance, les petites filles de ma famille reçoivent une fleur en cadeau. Les Amérindiens appelleraient ça un totem, chez nous, ça s’appelle une marraine.
Je m’appelle Liffe, ce sont des choses qui arrivent quand vos parents sont perchés à la cime de l’arbre le plus haut du monde. Fidèles à la tradition, ils m’ont choisi une marraine dont la période de floraison correspond avec la date de ma naissance. C’est une Trille rouge, elle possède deux vertus essentielles : faciliter l’accouchement et empoisonner chacun de mes anniversaires par son odeur nauséabonde. Sur les photos de famille, mes cousins et cousines apparaissent systématiquement avec des pinces à linge sur le nez. Si les photos pouvaient parler vous entendriez les mots charmants que leurs petites voix nasillardes m’adressaient au terme du long silence qui précédait le cliquetis du Kodak jetable de mon oncle. À cause des pinces à linge, ça donnait quelque chose du genre : « Liffe pue comme une truie rouge. ». Mais tout s’est arrangé le jour de mes dix-huit ans quand je me suis définitivement incorporée cette pute dans mon avant-bras. Depuis, je n’ai plus jamais vu de vraie Trille rouge et quand un garçon fait semblant de s’intéresser à ma cicatrice, il me suffit de lui répondre à peu près ce que je viens de vous raconter en insistant sur le point suivant : je vais mieux.
Un beau matin une sonnette retentie, mes nouveaux maitres vont ouvrir et que fut pas ma joie de revoir mon ancienne maitresse, qui me dit << alors Mador il parait que tu n’es pas sage ? Bon je vais te ramener chez moi>>, puis je remonte dans la (…)
La maison « de Villeneuve en Languedoc » était reconnue par les généalogistes du roi Louis XVI pour la plus ancienne qui porte le même nom dans le royaume. Son origine, authentiquement certifiée par les titres historiques, remonte au siècle de Charlemagne. (…)
Ce livre nous conte l’histoire d’un homme de nommer Oùsque, qui se méconnaissait soi-même ; pour ainsi se connaître, il était obligé de faire un long voyage en soi-même.