Accueil > Littérature > Le rosier
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Un grand-père confesse sa teenage story à sa petite fille, le secret d’une histoire d’amour inachevée que la jeune femme va tenter de raviver. Moto-cross, appareil dentaire, cicatrices, altitude, il faut éviter de se fier aux apparences dans ce jeu où les règles passent de main en main entre un vieillard amputé et une jeune femme qui n’a pas froid aux yeux.
Selon une tradition vieille de plusieurs générations, le jour de leur naissance, les petites filles de ma famille reçoivent une fleur en cadeau. Les Amérindiens appelleraient ça un totem, chez nous, ça s’appelle une marraine.
Je m’appelle Liffe, ce sont des choses qui arrivent quand vos parents sont perchés à la cime de l’arbre le plus haut du monde. Fidèles à la tradition, ils m’ont choisi une marraine dont la période de floraison correspond avec la date de ma naissance. C’est une Trille rouge, elle possède deux vertus essentielles : faciliter l’accouchement et empoisonner chacun de mes anniversaires par son odeur nauséabonde. Sur les photos de famille, mes cousins et cousines apparaissent systématiquement avec des pinces à linge sur le nez. Si les photos pouvaient parler vous entendriez les mots charmants que leurs petites voix nasillardes m’adressaient au terme du long silence qui précédait le cliquetis du Kodak jetable de mon oncle. À cause des pinces à linge, ça donnait quelque chose du genre : « Liffe pue comme une truie rouge. ». Mais tout s’est arrangé le jour de mes dix-huit ans quand je me suis définitivement incorporée cette pute dans mon avant-bras. Depuis, je n’ai plus jamais vu de vraie Trille rouge et quand un garçon fait semblant de s’intéresser à ma cicatrice, il me suffit de lui répondre à peu près ce que je viens de vous raconter en insistant sur le point suivant : je vais mieux.

Dans ce recueil de nouvelles, l’auteur nous fait tanguer entre la réalité et la fiction. Chaque nouvelle est suivie d’une sorte d’article de presse qui complète ou complique l’histoire.
Bonjour Yves, je te trouve très songeur, est-ce important ? Bonjour Prêtresse, non, c’est simplement que je bataille sur une chose que tu as dite, dans les conversations courantes on parle de la "vie"
Dans ce nouveau recueil d’histoires courtes plus ou moins véridiques, l’auteur dépeint avec une grande finesse les rapports humains entre les protagonistes de ses histoires. Ses personnages ont de l’épaisseur, sont cohérents et nous apprennent sur eux (…)