Les bijoux indiscrets
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Zima, profitez du moment. L’aga Narkis entretient votre mère, et votre gouvernante guette sur un balcon le retour de votre père : prenez, lisez, ne craignez rien. Mais quand on surprendrait les Bijoux indiscrets derrière votre toilette, pensez−vous qu’on s’en étonnât ? Non, Zima, non ; on sait que le Sopha, le Tanzaï et les Confessions ont été sous votre oreiller. Vous hésitez encore ? Apprenez donc qu’Aglaé n’a pas dédaigné de mettre la main à l’ouvrage que vous rougissez d’accepter. " Aglaé, dites−vous, la sage Aglaé !... " Elle−même. Tandis que Zima s’ennuyait ou s’égarait peut−être avec le jeune bonze Alléluia, Aglaé s’amusait innocemment à m’instruire des aventures de Zaïde, d’Alphane, de Fanni, etc., me fournissait le peu de traits qui me plaisent dans l’histoire de Mangogul, la revoyait et m’indiquait les moyens de la rendre meilleure ; car si Aglaé est une des femmes les plus vertueuses et les moins édifiantes du Congo, c’est aussi une des moins jalouses de bel esprit et des plus spirituelles.
Zima croirait−elle à présent avoir bonne grâce à faire la scrupuleuse ? Encore une fois, Zima, prenez, lisez, et lisez tout : je n’en excepte pas même les discours du Bijou voyageur qu’on vous interprétera, sans qu’il en coûte à votre vertu ; pourvu que l’interprète ne soit ni votre directeur ni votre amant.
Gervaise avait attendu Lantier jusqu’à deux heures du ma-tin. Puis, toute frissonnante d’être restée en camisole à l’air vif de la fenêtre, elle s’était assoupie, jetée en travers du lit, fié-vreuse, les joues trempées de larmes.
Le conscrit Bucaille, jeune paysan, rejoint l’armée de Napoléon en 1812 et sous les ordres du sergent Rebattel fait route vers la Russie.
Elle avait pris à sa mère un chiffon, dont elle travaillait depuis un quart d’heure à faire une poupée, en le roulant et en l’étranglant par un bout, à l’aide d’un brin de fil. Marthe leva les yeux du bas qu’elle raccommodait avec des délicatesses de broderie.