Edition999 rencontre Emmanuel LEPIN
Comment écrivez-vous ?
J’écris le matin, très tôt, après une nuit de rêverie. C’est un moment que j’aime particulièrement, parce qu’il prolonge l’état dans lequel on se trouve quand on rêve. La nuit, on ne s’interdit rien : nos pensées vagabondent librement, il n’y a aucune barrière, personne pour nous juger, personne pour nous distraire. On est seul face à soi-même, à ses envies, à ses fantasmes parfois inavoués. Au lever du jour, tout est encore frais, brut, sans filtre. Je me projette dans la peau de mes personnages, j’essaie de ressentir ce qu’ils vivent, de vibrer à leur place. C’est une immersion totale.
Pourquoi écrivez-vous ?
J’écris pour prolonger la rêverie. Pour garder, peut-être, la trace d’un souvenir, d’une émotion. Le temps passe, et les moments d’intimité deviennent parfois plus prévisibles, plus sages. Alors, une part de moi se dit qu’il y a encore des territoires à explorer… et que certains resteront probablement inaccessibles. Mais la rêverie, elle, permet tout. Et l’écriture est ce pont entre l’imaginaire et le réel. J’espère qu’en posant ces histoires sur le papier, elles procurent du plaisir, ou du moins une émotion sincère, à ceux qui les lisent. C’est une forme de partage discret, mais profondément intime.
D’où vous vient votre passion d’écrire ?
Elle est née d’un échange virtuel. Au départ, ce n’était que quelques messages anodins, presque timides… Et puis, il y a eu cette personne, Perle, avec qui les conversations sont devenues plus intimes, plus profondes. Petit à petit, cet échange m’a donné envie d’aller plus loin, d’écrire autrement, plus que quelques lignes envoyées sur un écran. Je me suis surpris à ressentir ce plaisir particulier : celui de trouver les mots justes pour exprimer un désir, une émotion, une rêverie. Et c’est devenu presque une nécessité. Perle m’a fait comprendre que certaines histoires méritaient d’être racontées, même si elles restaient secrètes. Aujourd’hui encore, je crois que cette passion vient de là : de cette envie de prolonger un échange, de poser sur le papier ce qui aurait pu rester silencieux.
Comment vous vient le sujet d’une nouvelle ou d’un roman ?
Souvent, tout part d’une émotion ou d’une rêverie. Parfois d’un souvenir qui ressurgit sans prévenir. Mais la plupart du temps, c’est une rencontre – réelle ou virtuelle – qui fait naître une idée. Un regard, un mot échangé, une situation anodine qui déclenche quelque chose. Et à partir de là, j’imagine : "Et si… ?" J’aime explorer ces moments où le désir surgit, où la tentation prend forme. Il y a aussi des situations que je n’ai pas vécues, mais que j’aurais pu vivre… ou que j’aurais aimé oser. L’écriture me permet ça : franchir des frontières que, dans la vraie vie, on hésite à traverser. Le sujet vient donc souvent d’un mélange entre le réel et la projection. Et ensuite, je me laisse porter par l’histoire, par ce qu’elle m’inspire au fil de l’écriture.
Quels sont vos écrivains préférés ?
J’ai toujours été attiré par les romans à suspense, ceux qui vous tiennent en haleine jusqu’à la dernière page. J’ai une vraie fascination pour les thrillers psychologiques, où la tension ne vient pas uniquement de l’action, mais de ce qui se passe à l’intérieur des personnages. Parmi mes auteurs préférés, il y a Jean-Christophe Grangé, pour ses intrigues sombres et cette manière de creuser la psychologie humaine.
LE LIVRE que vous emmèneriez sur une île déserte
Je prendrais "Le Vol des Cigognes" de Jean-Christophe Grangé.
Quel est votre mot préféré ?
Caresse. Il incarne la douceur et la délicatesse du toucher, la façon dont la peau frôle l’autre, comme un murmure silencieux qui fait naître des frissons
Quelle est votre drogue favorite ?
Ma drogue favorite est le désir ! Comme une addiction douce, le désir me pousse à chercher toujours plus, à explorer des territoires inconnus, à savourer l’extase du moment présent, encore et encore.
Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous, après votre mort, l’entendre vous dire ?
Si Dieu existe, j’aimerais l’entendre me dire : Tu as vécu avec intensité, tu as exploré les limites du désir et de la liberté. Tu n’as jamais craint de t’abandonner à l’instant, de goûter aux plaisirs du corps et de l’esprit.
Pensez-vous que les critiques apportent à l’écrivain ?
Les critiques peuvent être enrichissantes pour l’écrivain en lui offrant un regard extérieur sur son travail, l’aidant à identifier des forces et des faiblesses.
Pourquoi avez-vous choisi de publier sur Edition999 ?
J’ai choisi de publier sur Edition999 parce que c’est une plateforme qui valorise l’indépendance des auteurs.
Avez-vous des projets en cours ?
Oui, j’ai actuellement deux projets en cours. D’une part, la suite de L’Engrenage des Plaisirs, qui explore davantage les subtilités et les complexités de l’érotisme, et d’autre part, un projet totalement différent, un thriller, où je me plonge dans un registre plus sombre et palpitant, plein de suspense et de mystère.
Si vous désirez ajouter quelques mots aux lecteurs qui vont vous lire. C’est ici et maintenant.
À vous, chers lecteurs, je souhaite vous procurer bien plus que des mots. À travers L’Engrenage des Plaisirs, mon désir est de vous offrir des moments de pur plaisir, où chaque sensation, chaque frisson, se mêle à l’intensité du désir. Que mes écrits deviennent une invitation à l’évasion sensuelle, un voyage intime où vos rêveries prennent vie et où le plaisir se révèle dans ses formes les plus subtiles. Merci de vous laisser emporter par ce monde d’émotions et de volupté.