Docteur Mambala
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Si vous lisez les annonces des journaux gratuits, vous avez sûrement déjà vu son nom. C’est parfois une affichette rose ou jaune, mal imprimée, collée sur un poteau électrique ou sur la vitre d’une cabine téléphonique. C’est aussi un prospectus échoué dans votre boîte aux lettres. Le Docteur Mambala peut résoudre tous vos problèmes. C’est son métier. C’est ce que dit l’annonce. Ou le prospectus.
Amour, affection, fidélité absolue, retour immédiat de l’être aimé, mariage, chance, désenvoûtement, examens, concours, travail, succès… Il peut tout faire. Consultez le Docteur Mambala. Consultez un gourou africain. Consultez un spécialiste des travaux occultes. Il est la solution à tous vos problèmes. Votre sauveur. Déposez un billet de vingt euros dans le petit panier en osier placé devant vous et posez votre question. N’hésitez plus.
en cours de rédaction
Ce matin-là, après un réveil tardif, je jetai un coup d’œil par la fenêtre de la cuisine, tout en préparant mon café. Le temps était maussade et de fines gouttelettes de pluie projetées par des rafales de vent s’accrochaient désespérément aux carreaux.
Je rentrai à pas de loup dans l’obscurité de notre chambre. Toi, bien sûr tu étais là, mais immobile, figée. Ton beau visage glacé sur du papier du même nom, dans un cadre noir bordé d’or, sur la pauvre commode dont les tiroirs vomissaient slips et (…)
Michel lisait un magazine quand une enveloppe glissa sous sa porte d’entrée. Surpris, il se leva et courut pour regarder par l’œil-de-bœuf. Personne dans la cage d’escalier déformée par le verre. Il se baissa et ramassa l’enveloppe. Aucune notification de (…)
12 mai 2007, par Daniel Fattore
L’idée de parler de ces marabouts dont la publicité envahit nos boîtes à lettres est excellente, bravo ! C’est même bien croqué, et il y a du rythme.
Votre texte suscite cependant un petit malaise en moi : vous l’ouvrez sur le vous, auquel on ne demande qu’à adhérer, à s’identifier - résultat, on marche dans l’histoire ; le choix du vous, celui du Michel Butor de "La Modification", est du reste d’une redoutable efficacité. Mais le lecteur est soudain mis à l’écart par l’arrivée de la mère. Ce que vous confirmez en montrant, en fin de nouvelle, deux personnages - résultat : le lecteur a envie de se demander : "Et moi, alors ?".
^ 13 mai 2007
Avant tout, merci pour cette critique à la fois positive et pertinente. C’est un plaisir de voir que certains lecteurs ont un regard si pointu. A présent, venons en à ce fameux "vous".
Pour bien me faire comprendre, je vais utiliser une comparaison qui me paraît tout à fait adaptée. Dans le milieu du spectacle, certains artistes (les illusionistes ou les humoristes par exemple) font monter un spectateur sur scène, lui font jouer un rôle, puis l’invitent à regagner sa place. C’est exactement comme ça que j’ai procédé : Quand j’écris "vous", je m’adresse au lecteur en tant que client potentiel du Docteur M. Le lecteur monte sur scène en quelque sorte. Puis, l’intrigue devenant "familiale", j’invite le lecteur (implicitement) à regagner sa place de spectateur / lecteur. Je conçois que cela puisse être un peu frustrant. Mais je pense que le plaisir d’avoir été associé au "spectacle" l’emporte par-dessus tout. Voilà !
^ 26 mai 2007, par Daniel Fattore
Je vous en prie ! Tant qu’à commenter, autant le faire avec franchise. Merci de votre explication ! Je tenais à faire part d’un ressenti : plutôt que d’être invité à regagner à ma place, je me suis senti abandonné, oublié par le récit.
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