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Accueil > Littérature > La Josette
Ils en ont tous assez, de la Josette, et de son piano désaccordé !
La chorale de la résidence les Fauvettes est au bord de l’insurection : ils veulents les Beattles ou les Rolling Stones, quand la Josette leur propose Edith Piaf et Tino Rossi. Ils écoutent Dimash Kunderbergain, quand elle en est restée à Graeme Allright. Nous sommes au XXI°siècle et il faut que les choses changent...
Si on devait en croire les imprécations qui montaient de la chambre de Léa, c’était l’heure du ménage chez elle. Elle détestait qu’on touche à l’ordre qu’elle s’évertuait à maintenir dans cette pièce unique qu’elle appelait pompeusement ses appartements, à la Résidence Les Fauvettes, loin de ses chats et de ses livres.
Elle aimait son rigoureux désordre.
Jamais elle n’avait demandé à qui que ce soit de tenter de s’y frayer un chemin.
Et encore moins à la femme de ménage, cette face de carême, qui se permettait de tout déplacer sans jamais rien remettre en place.
C’était agaçant.
D’autant qu’à la suite de ces intrusions, on lui reprochait de perdre la mémoire, à elle, quand elle cherchait quelque chose, une babiole, qui aurait dû être là et n’y était plus. Elle l’aurait trouvée instantanément sans cette autre empêcheuse de tourner en rond qui touchait à tout, et ne faisait attention à rien
Alors Léa voyait rouge.
Et elle ne pouvait s’empêcher d’élever la voix.
Qu’elle avait forte.
Debout dans le couloir, Jeannick se bouchait ostensiblement le nez.
Les générations qui précédaient la sienne étaient navrantes en beaucoup de points.
Notamment dès qu’il était question d’hygiène.
En effet, quand leur prenait l’envie ou la nécessité de nettoyer, ils sortaient tout de suite l’artillerie lourde.
L’odeur de l’eau de Javel était épouvantable.
C’était un traitement indigne d’une maison de retraite de ce standing.
Jeannick en avait envie d’élever la voix à son tour.
Mais elle l’avait beaucoup moins forte que Léa.
Ce qu’elle compensait par une rouerie inversement proportionnelle.
Personne ne connut par quel miracle elle sut tenir cette âme d’oiseau loin de la peine, roulant pour les fraîches nuits un nid de laine fait d’une vieille chaussette, laissant tomber de son déjeuner les nécessaires miettes, qui toujours le ramenaient, là, (…)
2024
Deux mouches à damier sont venues parader sous mon nez. Un cynips en quête d’une tige d’églantier m’a fait loucher, comme en apesanteur. Un bombyle m’a fait l’honneur de son vol stationnaire, puis il est allé ailleurs voir son bonheur, dans ce monde si (…)
2023
"...et aboyer, et aboyer encore, comme ça, sans raison, simplement parce qu’on est content de son espèce toute entière, parce qu’on se trouve plus fort que le monde entier, et qu’on est content, content, content... Puis se rouler les uns sur les autres...
2023
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Le roman « Catherine » sur la mer, sur l’amour, sur les relations entre l’homme et la femme. Lors d’un voyage touristique en Grèce, Catherine ne s’attendait pas à rencontrer son amour là-bas.
Elle ne savait pas qui, un jour, l’avait abandonnée dans ce galetas qui sentait la vieille poussière froide. Parfois un rai de lumière arrivait de nulle part.