Le Père Achille
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Midi sonne aux cloches des fabriques ; les grandes cours silencieuses s’emplissent de bruit et de mouvement. La mère Achille quitte son ouvrage, la fenêtre où elle était assise, et se dispose à mettre son couvert. L’homme va monter pour déjeuner.
Il travaille là tout près dans ces grands ateliers vitrés qu’on aperçoit encombrés de pièces de bois, et où grincent du matin au soir les instruments des scieurs de long… La femme va et vient de la chambre à la cuisine. Tout est soigné, tout reluit dans cet intérieur d’ouvrier. Seulement la nudité des deux petites pièces est plus frappante à ce jour éclatant du cinquième étage.
On voit des cimes d’arbres, les buttes Chaumont tout en haut, et çà et là de longues cheminées de briques noircies au bord, toujours actives. Les meubles sont cirés, frottés. Ils datent du mariage, comme ces deux bouquets de fruits en verre qui ornent la cheminée. On n’a rien acheté depuis, parce que, pendant que la femme tirait courageusement son aiguille, l’homme dépensait ses journées dehors. Tout ce qu’elle a pu faire, ç’a été de soigner, d’entretenir le peu qu’ils avaient.
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ACCOUCHEMENT : Mot à éviter ; le remplacer par événement. « Pour quelle époque attendez-vous l’événement ? »ACTRICES : La perte des fils de famille. Sont d’une lubricité effrayante, se livrent à des orgies, avalent des millions, finissent à l’hôpital. (…)
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Hé quoi, charmante Élise, vous devenez mélancolique, après les obligeantes assurances que vous avez eu la bonté de me donner de votre foi ? Je vous vois soupirer, hélas, au milieu de ma joie ! Est-ce du regret, dites-moi, de m’avoir fait heureux ?