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Quelle est la juste mesure de l’homme ? Comment faire de l’univers la continuation de son propre corps ? Le monde est-il son propre créateur ? Pourquoi Dieu est-il faible et fort à la fois ? A-t-on retrouvé sa dépouille ? Quel lien entre Peter Falk et Pythagore ; Darwin, les cerfs-volants et la tarte Tatin ; un philosophe, un coléoptère et un plongeur en apnée ? Qu’est-ce qu’une peinture surnaturelle ? L’affirmation de soi est-elle le mal du siècle ? Rousseau était-il stalinien et le facteur Cheval nietzschéen ?
Sur une période de sept années et à travers trente sept chroniques, l’auteur remet ici en question nos plus profondes certitudes sur l’identité, la nationalité, la société, la civilisation et la vie elle-même. Des questions comme autant de coups de sang et de coups de fouet sur le dos des conventions ; des coups de cœur aussi, à travers des lectures, des voyages et des rencontres. Mais toujours le portrait sans concession d’une époque que Paul Lafargue, déjà, appelait l’âge de la falsification. Une époque de type carcéral et contre laquelle le vouloir du véridique apparaît comme l’ultime antidote.
Dans quelque domaine que ce soit, la nature et le monde de manière générale ne suffisent plus à satisfaire nos exigences, nos envies, nos désirs de nous distinguer, de nous singulariser du reste du troupeau. Tous les moyens sont bons pour faire preuve d’originalité au risque d’en oublier nos origines. Mais la raison de cette ruée à la consommation est-elle véritablement à chercher chez le client, le demandeur, toujours insatiable ? L’origine de cette boulimie consumériste n’est-elle pas plutôt à chercher chez les « marchands du temple », les industriels, les financiers, les annonceurs… tous à la solde de groupes toujours plus énormes et protéiformes qui font l’économie et allant jusqu’à dicter leurs lois aux gouvernements les plus inflexibles ?
Pour susciter de nouveaux achats, pour continuer de faire marcher la planche à billets ; pour que notre sacro-sainte économie puisse continuer de subvenir aux besoins et apparentes nécessités que nous nous sommes nous-mêmes créés, pas d’autre solution que de continuer d’inventer, de produire et de subdiviser à l’infini le réel en autant de nouveaux produits de consommation. Les plantes, les animaux, les aliments ne font pas exception à la règle qui préside à la fabrication des téléviseurs, des automobiles, des téléphones, des programmes de remise en forme, des régimes, des produits financiers, des médicaments, des assurances-vie et autre conventions obsèques. Pour vendre, il faut immanquablement créer de la nouveauté. Une nouveauté que la nature, depuis plus d’un siècle, ne suffit plus à fournir. Ainsi, il faut attirer l’œil, susciter la convoitise, l’envie, le rêve. Offrir à chacun la possibilité de croire qu’il peut être différent de son voisin tout en continuant d’endosser la parfaite panoplie de la réussite sociale, de l’appartenance au groupe et à toutes ses certitudes de carton-pâte. Ainsi nous nous perdons, chemin faisant, au milieu d’une kyrielle de nouveaux produits de consommation et concepts qui, à défaut de nous rendre heureux, sont au contraire autant de leviers, d’emprises et d’occasions de nous créer de nouvelles dépendances, de nouveaux manques et de nouvelles servitudes. Chaque plaisir associé à la possession de ces nouveaux objets du quotidien n’est là que pour masquer la présence d’un éternel mal-être, d’un manque, d’une nausée et d’une incapacité à vivre sa vie de la manière la plus authentique possible. Nous pensons que cette nouveauté permanente contribue à entretenir notre bonheur. Elle ne fait que farder et masquer notre répugnance à vivre.

Les temps que nous vivons sont un commencement. De nouvelles crises et catastrophes à la fois climatiques, géopolitiques, sanitaires, économiques et sociales sont encore à venir. Plus nombreuses, plus intenses et plus dévastatrices aussi.
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