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Méléna. Une histoire du vent.

Djilali Mekrazi (Auteur)

Nombre de pages : 39

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Thème : Littérature

( Version du 5 décembre 2021 )

 La quatrième de couverture

Mais que cherche donc cet homme, sans jamais se lasser, parmi les rosiers qui soupirent dans la nuit ? Une fleur exotique au parfum délicat ou un visage voilé au regard innocent ?
Dans un endroit paisible où ses pas l’ont mené, il voit soudain le reflet du rêve insensé. Il remarque tout de suite le visage enchanté, les yeux noirs de jais au regard profond, les mains satinées délicates et soignées.
A son entrée, elle lève la tête pour le regarder. Elle sourit. Le printemps envahit les murs et le plafond, la lumière pénètre, repoussant les cloisons. L’endroit se transforme en une prairie immense de verdure et de chants, de fleurs et de parfums.
Il s’arrête, hésitant. L’aurait-elle reconnu par-delà les éons ? Seraient-ils les reliques d’un monde disparu, les rescapés d’une vie ressurgie du néant ?
Le livre audio de Méléna ici : https://archive.org/details/melena_20211026

 La première page

Le vent.
Plus de vingt fois, j’ai écrit cette histoire fabuleuse mais le vent a refusé de la livrer telle quelle aux rameaux assoupis.
Il voudrait un récit qui s’unit au printemps, au milieu des plantes vertes et des champs colorés, pour venir, élégant dans son habit princier, raconter aux fleurs, séduites par son accent, une histoire charmante qui les fera soupirer d’aise et de parfum.

Parfums suaves.
Un homme solitaire marche dans la forêt sauvage et salue les fleurs rencontrées au chemin.

Dans un endroit paisible où ses pas l’ont mené, il voit soudain le reflet du rêve insensé. Il remarque tout de suite le visage enchanté, les yeux noirs de jais au regard profond, les mains satinées délicates et soignées.
A son entrée, elle lève la tête pour le regarder. Elle sourit. Le printemps envahit les murs et le plafond, la lumière pénètre, repoussant les cloisons. L’endroit se transforme en une prairie immense de verdure et de chants, de fleurs et de parfums. Il s’arrête, hésitant.

Remonte dans ta voiture, voyageur imprudent, le temps va se gâter.
Un seul geste a suffi pour chasser de tes yeux la lumière éclatante.
La nuit déferle et gronde comme une vague hirsute, rebelle et menaçante.

Remonte dans ta voiture, voyageur imprudent,
Tu ne vois ni les vagues qui frémissent au couchant
Ni les flammes morbides qui tâtonnent en rampant.
Le courroux de ses yeux obscurcit ton destin,
La plissure de sa bouche te signifie ta fin.

Mais remonte dans ta voiture, voyageur imprudent.
Le temps va se gâter. Aussitôt que tu sors,
Elle efface ta mémoire et elle oublie ton nom.
Tu peux t’en aller sans chercher de raisons,
Sans lui crier ta peine ou lui dire ton tourment.

Ne lui cherche pas d’excuses, voyageur imprudent.
Elle sait mais elle refuse la main que tu lui tends.
Elle te fuit et évite de te dire à demain.
Ne crois pas qu’elle ignore le sens
De tes mots ou les notes de ton refrain.

N’as-tu pas pressenti son départ affligeant,
Espéré un changement dans son comportement,
Attendu un signe pour lui dire ton tourment ?
Ne l’as-tu pas croisée, une fois en passant,
Regardé longuement son visage frémissant
Alors que ses beaux yeux trahissaient son chagrin ?
Pleure, ô pays bien-aimé !

Cent ans plus tard.
Abandonné dans un grenier, les pages jaunies, l’encre pâlie, une main d’enfant retire le livre de son étagère de vieux cahiers, de buvards, de feuilles froissées, témoins muets du temps passé.

Les mains tremblantes d’émotion, il ouvre le livre plein de chagrin, à la première page aux lettres altières, couleur d’amour et de passion. Une petite brise s’en échappe et chasse la poussière qui recouvre le portrait de Méléna dont le regard profond se perd dans le lointain. Il entend une voix faible, comme celle du vent qui chante, souffler à son oreille :

Tous les deux sont partis, chacun de son côté.
Seul le vent qui passe sans jamais s’arrêter
Parle encore d’eux aux feuillages assoupis
Quand son humeur est maussade ou son cœur attristé.

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Biographie de Djilali Mekrazi

 Ambassadeur Edition999

Je suis un pilote d’hélicoptère. J’écris depuis longtemps sans jamais avoir publié à part sur des sites web. Je suis né en 1954 à Oued Fodda. J’ai fait l’université puis j’ai suivi une formation de pilote d’hélicoptère à Héli-Union en 1979 (Tarbes). Je suis marié, père de cinq enfants. Actuellement en retraite. Je me consacre à ma deuxième passion : l’écriture.

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2021

2 discussions

  • 24 octobre, par Djilali Mekrazi

    Il faut parfois renoncer quand l’amour ne suffit pas et refuse de s’épanouir. Il est toujours triste de s’en aller malgré soi, à contrecœur, quand celui ou celle que l’on espère fait semblant de ne pas voir, regarde ailleurs ou reste sur ses positions. L’amour est un échange qui ne peut demeurer unilatéral indéfiniment parce que dans ce cas il deviendrait du feu au lieu d’être de la lumière. Dieu nous protège !

  • 11 septembre, par Djilali Mekrazi

    Le visage de marbre.

    Toi qui m’as pris les yeux
    Tu m’abandonnes en ces lieux,
    Tâtonnant dans ton parvis,
    Livré au vent et à la pluie
    Dans le froid gourd de ta nuit.

    Tu ne peux lever la tête
    Trop occupée à recompter
    Le montant de ta recette,
    Dans ton PC si redouté.

    Durant ces terribles instants
    Tes ongles peints m’ont lacéré,
    Griffé partout et déchiré
    A me faire perdre la raison.

    C’est ta manière d’accueillir
    Celui qui aime ton rire
    Et qui voit toujours en toi
    Une jolie rose en émoi,
    Un astre beau et scintillant
    Un joyau dur, pur et brillant.

    Meurtri, tendu et indigné
    Je recule pour m’éloigner,
    Du marbre froid et rigide,
    De ton beau visage vide
    Dont la voix muette gronde,
    Annonçant la fin du monde.

    MD 06.11.2021

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