Accueil > Fantastique > No limite (sur les routes d’Afrique)
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Le personnage, un magouilleur, un escroc qui n’a d’envergure que celle de survivre dans ce tumulte qu’est la vie. Sa fierté, toujours tout prévoir. Ses magouilles sont sans failles... Par hasard il se retrouve propulsé dans la peau du voyageur. Son périple à travers l’Afrique de l’Ouest nous fait découvrir la vie africaines avce ses codes. Une aventure sur le fil, à la limite du bien et du mal. Pleine de surprises, de magouilles, de sexe et d’humilité. Le personnage décape mais finalement s’en sort plutôt pas mal.
Assis dans l’avion qui me ramenait du Laos, je somnolais en repensant à ce qui m’avait incité à partir dans cette région du monde pendant si longtemps. Ce n’était pas par soif d’aventure, mais pour me faire oublier car il y avait de méchants hommes mal intentionnés qui en voulaient à ma personne. Après ce que je leurs avais fait, je les comprenais bien. Jusqu’à présent dans ma vie, je ne m’étais pas fait que des amis…
J’avais, quelques temps auparavant, rencontré une beauté asiatique qui se prénommait Suong. Dans nos folles nuits de débauche à Monaco. Elle m’avait fait promettre de la rejoindre un jour.
Elle faisait partie de ces « boat peoples » qui avaient débarqué du Vietnam, elle était venue avec son oncle et sa tante. Ses parents avaient fui et s’étaient réfugié au Laos. Souvent elle me disait « tu sais, il est temps pour moi de rejoindre mes parents, maintenant ils sont vieux et ont besoin de moi, je veux être présente le jour où ils partiront »…

Chaque jour je me repais... Je me repais de son odeur qui évoque un mélange subtil de fragrances printanières... Je me repais des caresses de sa peau, douce et chaude comme un soleil d’été... Je me repais du cristal de sa voix, pure et rafraîchissante (…)
J’ai autrefois beaucoup lu les romans de Léon Tolstoï et de Dostoievski, et j’en ai retenu l’atmosphère de la Russie tsariste du XIX° siècle. J’ai également songé à Jean Lorrain et sa nouvelle "Les trous du masque".
Cela faisait quatre jours maintenant que Tom Bakermann était reclus à l’intérieur de son appartement. Il oscillait avec un certain brio entre folie et amusement.