ÊTES-VOUS MON PÈRE ?
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Dix-huit ans après avoir été adoptée, Sophie n’a qu’une obsession : découvrir qui étaient ses parents biologiques et pourquoi ils l’ont abandonnée.
Ses recherches lui réservent de nombreuses surprises.
— On passe à table ou bien j’ai le temps de me doucher ?
— Prends ton temps, chéri, Sophie n’est pas encore revenue de la salle.
Raymond Legrand rentrait d’une journée chargée. À 45 ans il ne ménageait pas sa peine au garage automobile dont il avait hérité de ses parents. Il s’était fait une solide réputation dans tout Nogent-le-Roi et ses environs ; les clients ne manquaient pas. Il avait dû embaucher il y a trois ans un mécanicien titulaire du bac pro et l’an dernier un jeune ayant le CAP. Parfois, comme ce soir-là, il leur laissait le soin de fermer le garage afin de rentrer à la maison à temps pour dîner en famille.
Son épouse, Jocelyne, 44 ans, préparatrice en pharmacie dans une officine de la commune, était toujours de retour avant lui et veillait à ce qu’il passe une soirée tranquille pour repartir de bon pied tôt le lendemain matin.
— D’habitude elle est à la maison bien avant moi. Où est-elle encore passée ?
— Ne t’inquiète pas Ray, tu sais bien que le gymnase est à l’autre bout de Nogent, elle a peut-être un problème avec son vélo.
— Je m’efforce de rentrer tôt et je suis là depuis trois quarts d’heure à l’attendre. On aurait eu le temps de faire l’aller-retour à pied.
— N’exagère pas. Dix jours après ses dix-huit ans elle peut se permettre de s’attarder avec ses copines du hand. Ce n’est plus une gamine, elle est majeure maintenant.
— Ouais… Elle pourrait au moins passer un coup de fil. Qu’est-ce qu’on fait, on commence à dîner ou on l’attend encore ?
Jocelyne ne voulait rien en laisser paraître pourtant elle commençait à s’inquiéter elle aussi du retard de leur fille unique. Le couple y était profondément attaché depuis son adoption à l’âge de dix-huit mois. Ils ne pouvaient pas avoir d’autre enfant et avaient reporté sur elle tout leur amour, tous leurs espoirs. Sophie leur avait apporté mille satisfactions durant son enfance. La classique crise de l’adolescence n’avait rien engendré de très sérieux si ce n’est une courte fugue de vingt-quatre heures lors de ses quatorze ans. Elle était une élève appliquée au lycée Édouard Branly de Dreux, à une petite demi-heure de bus de Nogent-le-Roi. Elle venait d’y obtenir son bac de justesse avec une note de onze et demi sur vingt. Son ambition n’était pas dans les études mais dans le sport, elle excellait dans l’équipe féminine de handball. Ses parents s’y étaient résignés tout en considérant que ce n’était pas un métier. Ils l’incitaient à se trouver un job pour l’été, voire un emploi durable pour la rentrée de septembre.
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