La Barre-y-va
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Après une soirée au théâtre, Raoul d’Avenac rentra chez lui, s’arrêta un instant devant la glace de son vestibule, et contempla, non sans quelque plaisir, sa taille bien prise dans un habit du bon faiseur, l’élégance de sa silhouette, la carrure de ses épaules, la puissance de son thorax qui bombait sous le plastron.
Le vestibule, par ses dimensions restreintes et son aménagement, annonçait une de ces garçonnières confortables, meublées avec luxe, où ne peut demeurer qu’un homme de goût, ayant l’habitude et les moyens de satisfaire ses fantaisies les plus coûteuses. Raoul se réjouissait comme tous les soirs, de fumer une cigarette dans son cabinet de travail et de se laisser choir au creux d’un vaste fauteuil de cuir pour y goûter un de ces repos qu’il appelait l’apéritif du sommeil. Son cerveau s’y délivrait alors de toute pensée gênante et s’assoupissait au gré d’une vague rêverie où glissaient les souvenirs de la journée défunte et les projets confus du lendemain.
Sur le point d’ouvrir, il hésita. Seulement alors, et tout à coup, il se rendit compte que ce n’était pas lui qui venait d’allumer le vestibule, mais que, à son arrivée, les trois ampoules du lustre répandaient déjà leur triple lumière.
en cours de rédaction
Pendant le rude hiver de 1860, l’Oise gela, de grandes neiges couvrirent les plaines de la basse Picardie ; et il en vint surtout une bourrasque du nord-est, qui ensevelit presque Beaumont, le jour de la Noël. La neige, s’étant mise à tomber dès le matin, (…)
Il faut avouer que je suis le plus malheureux de tous les hommes. J’ai une femme qui me fait enrager : au lieu de me donner du soulagement et de faire les choses à mon souhait,
Le village fut terrifié. C’était un dimanche. Les paysans de Saint-Nicolas et des environs sortaient de l’église et se répandaient à travers la place quand, tout à coup, des femmes, qui marchaient en avant et tournaient déjà sur la grande route, (…)