La Barre-y-va
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
Protection des œuvres
Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Après une soirée au théâtre, Raoul d’Avenac rentra chez lui, s’arrêta un instant devant la glace de son vestibule, et contempla, non sans quelque plaisir, sa taille bien prise dans un habit du bon faiseur, l’élégance de sa silhouette, la carrure de ses épaules, la puissance de son thorax qui bombait sous le plastron.
Le vestibule, par ses dimensions restreintes et son aménagement, annonçait une de ces garçonnières confortables, meublées avec luxe, où ne peut demeurer qu’un homme de goût, ayant l’habitude et les moyens de satisfaire ses fantaisies les plus coûteuses. Raoul se réjouissait comme tous les soirs, de fumer une cigarette dans son cabinet de travail et de se laisser choir au creux d’un vaste fauteuil de cuir pour y goûter un de ces repos qu’il appelait l’apéritif du sommeil. Son cerveau s’y délivrait alors de toute pensée gênante et s’assoupissait au gré d’une vague rêverie où glissaient les souvenirs de la journée défunte et les projets confus du lendemain.
Sur le point d’ouvrir, il hésita. Seulement alors, et tout à coup, il se rendit compte que ce n’était pas lui qui venait d’allumer le vestibule, mais que, à son arrivée, les trois ampoules du lustre répandaient déjà leur triple lumière.
en cours de rédaction
Dmitri Fiodorovitch, à qui Grouchegnka, en volant vers une vie nouvelle, avait fait transmettre son dernier adieu, voulant qu’il se souvînt toute sa vie d’une heure d’amour, était en ce moment aux prises avec les pires difficultés.
J’achevais de déjeuner et je bourrais ma pipe lorsqu’on me remit la dépêche de Bullivant. Ceci se passait à Furling, la grande maison de campagne du Hampshire où j’étais venu terminer ma convalescence, après la blessure reçue à Loos. Sandy, qui s’y (…)
Il arriva chez nous un dimanche de novembre 189… Je continue à dire « chez nous », bien que la maison ne nous appartienne plus. Nous avons quitté le pays depuis bientôt quinze ans et nous n’y reviendrons certainement jamais.