Le Bacille
Droits & réutilisation
Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
Protection des œuvres
Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
Martial Procas est un scientifique reconnu, spécialiste des microbes pathogènes. De plus il est beau et le tout-Paris, en particulier féminin, accourt à ses conférences universitaires. Un jour, une belle Américaine attire son regard et il tombe éperduement amoureux de cette femme qui se révèle une aventurière et le quitte quelques semaines à peine après leur mariage. Quand il s’en rend compte, Procas est victime d’une crise très grave, un cas de cyanose dû à un rétrécissement de l’artère pulmonaire. Procas prend une teinte bleue qui ne le quittera plus. Dès lors, victime de la haine de ses semblables, il doit fuir car « rien n’était impressionnant comme cette face qui semblait celle d’un cadavre en décomposition et qui était cependant éclairée par deux yeux jeunes où se lisaient la douleur de vivre encore et l’exaspération de ne plus compter parmi les vivants... ». Notre héros vit un calvaire, ne trouve de paix nulle part. Le jour où un ignoble boucher tue le chien de Martial, son seul réconfort, il décide de se venger...
Il venait brusquement d’apparaître au coin de la rue et s’avançait d’un air las, le menton sur la poitrine, le visage enfoui dans un grand cache-nez de laine noire.
Une femme qui faillit le heurter poussa un cri perçant et s’enfuit, affolée…
Presque au même instant, de tous côtés, s’élevèrent des exclamations confuses :
– Lui… encore lui !…
– Oh ! l’horreur !…
– Le monstre !…
Il y eut une longue rumeur, un mouvement de recul et instinctivement tous les visages se détournèrent.
Pendant quelques secondes, il demeura immobile, fixant sur ceux qui l’entouraient deux yeux jaunes, humides et luisants, puis il poussa un long soupir et se remit en marche lentement… sous les huées…
Au moment où il passait près d’un hangar en démolition, quelqu’un lui lança un plâtras qui s’émietta sur ses talons en un nuage de poussière blanche, et un gamin s’enhardit jusqu’à lui tirer son pardessus.
L’homme se retourna et regarda l’enfant qui, terrifié, resta cloué sur place, bouche bée, les doigts ouverts.
Il est pour les âmes faciles à s’épanouir une heure délicieuse qui survient au moment où la nuit n’est pas encore et où le jour n’est plus. La lueur crépusculaire jette alors ses teintes molles ou ses reflets bizarres sur tous les objets, et favorise une (…)
Comme je puis, sans vanité, présumer que le nom et les qualités officielles qui sont en tête de cet ouvrage lui attireront, de la part des gens sages et réfléchis auxquels je l’adresse, le degré d’attention qui est dû à l’instructeur zélé de la jeunesse et (…)
Je parie, dit madame Lepic, qu’Honorine a encore oublié de fermer les poules. C’est vrai. On peut s’en assurer par la fenêtre. Là-bas, tout au fond de la grande cour, le petit toit aux poules découpe, dans la nuit, le carré noir de sa porte ouverte.