Edition999
La plateforme gratuite de diffusion littéraire

Accueil > Classique > Le Nain noir

Le Nain noir

Walter Scott (Auteur)

Nombre de pages : 175

 Remercier Walter Scott

Les statistiques du livre


941 Lectures

4.56 /5 sur 9 votants

13572 visites

Evaluer le livre


Ajouter votre avis pour le livre : Le Nain noir

Thème : Classique

( Version du 27 juillet 2019 )

 La quatrième de couverture

C’était une belle matinée d’avril, quoique la neige fût tombée abondamment pendant la nuit ; aussi la terre était couverte d’un manteau éblouissant de blancheur, lorsque deux voyageurs à cheval arrivèrent à l’auberge de Wallace. Le premier était un homme grand et robuste, vêtu d’une redingote grise (Riding-coat : manteau de cavalier), avec une toile cirée sur son chapeau, un grand fouet garni en argent, des bottes et de gros éperons. Il montait une grande jument baie, au poil rude, mais en bon état, avec une selle de campagne et une bride militaire à double mors un peu rouillé. Celui qui l’accompagnait paraissait être son domestique ; il montait un poney gris (Petit bidet d’Écosse), portait un bonnet bleu, une grosse cravate autour du cou, et de longs bas bleus au lieu de bottes. Ses mains, sans gants, étaient noircies de goudron, et il avait vis-à-vis de son compagnon un air de respect et de déférence, mais aucun de ces égards affectés que prodiguent à leurs maîtres les valets des grands.

 La première page

C’était une belle matinée d’avril, quoique la neige fût tombée abondamment pendant la nuit ; aussi la terre était couverte d’un manteau éblouissant de blancheur, lorsque deux voyageurs à cheval arrivèrent à l’auberge de Wallace. Le premier était un homme grand et robuste, vêtu d’une redingote grise (Riding-coat : manteau de cavalier), avec une toile cirée sur son chapeau, un grand fouet garni en argent, des bottes et de gros éperons. Il montait une grande jument baie, au poil rude, mais en bon état, avec une selle de campagne et une bride militaire à double mors un peu rouillé. Celui qui l’accompagnait paraissait être son domestique ; il montait un poney gris (Petit bidet d’Écosse), portait un bonnet bleu, une grosse cravate autour du cou, et de longs bas bleus au lieu de bottes. Ses mains, sans gants, étaient noircies de goudron, et il avait vis-à-vis de son compagnon un air de respect et de déférence, mais aucun de ces égards affectés que prodiguent à leurs maîtres les valets des grands. Au contraire, les deux cavaliers entrèrent de front dans la cour, et la dernière phrase de leur entretien fut cette exclamation : – Dieu nous soit en aide ! si ce temps-là dure, que deviendront les agneaux ? Ces mots suffirent à mon hôte, qui s’avança pour prendre le cheval du principal voyageur, et le tint par la bride pendant que celui-ci descendait ; le garçon d’écurie rendit le même service à son compagnon ; et mon hôte, saluant l’étranger, lui demanda : – Eh bien ! quelles nouvelles des montagnes du sud ? (Par opposition aux montagnes du nord. C’est le nom qu’on donne aux montagnes des comtés de Rosburgh, de Selkirk, etc.)

  Signaler un problème avec l'ebook gratuit.

Biographie de Walter Scott

Poète, romancier et historien écossais (Édimbourg, 1771 — Abbotsford, Roxburgshire, 1832). Issu d’une famille de militaires et de propriétaires terriens, Walter Scott fait ses études de droit à l’université d’Édimbourg, de 1786 à 1792. Cependant, son imagination est éveillée, dès l’enfance, aux traditions de l’Écosse, et sa vocation littéraire se précise au cours de promenades où il recueille les légendes et les ballades, les récits des batailles et les histoires des anciens héros de l’Écosse. En 1792, il est (...)

 Autres(s) parution(s) de l'auteur

Le Pirate

Cette île longue, étroite, irrégulière, vulgairement appelée Main-Land, c’est-à-dire le continent des îles Shetland, parce qu’elle est la plus grande de cet archipel se termine par un rocher d’une hauteur effrayante ; comme le savent fort bien les marins habitués à (...)

2014

Les Puritains d’Écosse

Comme je puis, sans vanité, présumer que le nom et les qualités officielles qui sont en tête de cet ouvrage lui attireront, de la part des gens sages et réfléchis auxquels je l’adresse, le degré d’attention qui est dû à l’instructeur zélé de la jeunesse et au (...)

2014

La Fiancée de Lammermoor

Peu de personnes ont connu mon secret pendant que je compilais ces récits, et il n’est guère probable qu’ils verront le jour du vivant de leur auteur. Quand même cela arriverait, je ne suis point ambitieux de la distinction honorable d’être montré au doigt, (...)

2014

Ivanhoé

Dans ce charmant district de la joyeuse Angleterre qu’arrose le Don, s’étendait, aux jours reculés, une vaste forêt qui couvrait la plus grande partie des montagnes pittoresques et des riches vallées qui se trouvent entre Sheffield et la gracieuse ville de (...)

2014

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre Message

 Dans le même rayon : Classique

Une page d’amour

La veilleuse, dans un cornet bleuâtre, brûlait sur la cheminée, derrière un livre, dont l’ombre noyait toute une moitié de la chambre. C’était une calme lueur qui coupait le guéridon et la chaise longue, baignait les gros plis des rideaux de velours, azurait la (...)

La Flèche noire

La Guerre des Deux Roses déchire l’Angleterre du 22 mai 1455 au 22 août 1485. Elle oppose les familles York et Lancastre dans une lutte impitoyable pour la succession au trône. Le jeune Richard Shelton, noble, orphelin et dépossédé de son héritage, entre pour (...)

Arsène Lupin contre Herlock Sholmès

Le 8 décembre de l’an dernier, M. Gerbois, professeur de mathématiques au lycée de Versailles, dénicha, dans le fouillis d’un marchand de bric-à-brac, un petit secrétaire en acajou qui lui plut par la multiplicité de ses tiroirs. « Voilà bien ce qu’il me faut pour (...)

Une vie

Jeanne, ayant fini ses malles, s’approcha de la fenêtre, mais la pluie ne cessait pas. L’averse, toute la nuit, avait sonné contre les carreaux et les toits. Le ciel, bas et chargé d’eau, semblait crevé, se vidant sur la terre, la délayant en bouillie, la (...)