2052. Manhattan est devenue une sorte d’oasis, appelée la Zone, où la population nord-américaine, réduite à 1.500 individus, a survécu au cataclysme climatique de la planète. Trois jeunes femmes convoitent Clarke Garrison, l’ingénieur agronome de l’unique usine de la ville. Mais la façon de vivre a bien changé. Clarke suffoque dans cet environnement contrôlé en permanence. Il va également prendre connaissance d’un lourd secret. Son but caché est de s’échapper de la Zone au plus vite, mais avec la-quelle de ses trois prétendantes ? La ravissante Kate, sa collègue de travail qui vient de fêter ses vingt ans ? La pétillante officier de police Yasmine ou Jennifer, l’attachante psychologue ? En plus de nombreux obstacles, l’agent Singleton, limier insatiable et omniprésent, veille au grain.
Août 2052, le matin
Les lourdes grilles métalliques de la Zone se referment derrière les bannis dans un bruit lugubre. Rod Taylor, jeune technicien de génie, fait partie de la dizaine de condamnés. Dehors, ils sont livrés à leur triste sort, celui d’essayer de survivre dans un environnement pollué à outrance où l’air ambiant est quasi toxique. Sans masque à gaz, c’est l’issue fatale à court terme. Si d’éventuels rescapés résistent miraculeusement, les ultra-violets les achèvent impitoyablement. En théorie, il leur reste un jour ou deux d’espérance de survie. Ensuite, tout le monde s’attend à ce qu’ils rendent l’âme, l’un après l’autre. En effet, en dehors de la Zone protectrice de New York qui s’étend du nord au sud sur l’Upper East Side, de la 97e à la 57e rue et d’est en ouest, entre la Franklin D. Roosevelt Drive et la 5e avenue, il n’y a plus ni eau potable ni nourriture. Le bannissement équivaut à une condamnation à mort. Mais Rod est fermement décidé à s’accrocher à la vie.