ABD-EL-KADER ET JUGURTHA d’Henri FEUILLERET

Mohamed-Karim ASSOUANE

📄 66 pages A4 🗓️ Publié le 16 mai 2021
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Thème : Biographie

La quatrième de couverture

Qui connait, en Algérie, Henri Feuilleret et ses articles sur le pays en pleine conquête coloniale ? Ils sont peux, un ou deux "historiens officiels" de l’Etat algérien. C’est à notre large public que nous mettons en lecture ce précieux texte et lui seul peut apporter son regard critique et historique.

"Bien qu’il soit difficile de rapprocher ainsi deux hommes séparer par vingt siècles, toute fois vous manquerions à l’intérêt de cette notice, au titre même de notre travail, si nous ne présentions pas ces deux figures l’une à côté de l’autre." Henri Feuilleret.

La première page

Quelle relation peut-on établir entre le roi Numide Jugurtha (Yugurthn, en tamazight) et l’émir Abdel-el-Kader ben El-Hachemi ben el-Hassani, que 2000 ans séparent ?
Du point de vue du discours historique du nationalisme populiste, les deux personnages forment un prolongement bien symbolique de la résistance à l’envahisseur européen. Mais aujourd’hui, la préférence nationaliste chauvine est portée à l’identification d’un djihad fortement religieux d’Abd-el-Kader et la « résistance » anti-européenne romaine de Jugurtha.
L’intérêt de ce rapprochement est d’assoir cette linéaire identité fondatrice de la Nation algérienne : Amazighité arabo-islamisée. Une constante dominatrice de l’imaginaire historique de l’Algérien. On reprend bien et avec cœur, la phrase de la relique Azhariste d’ Égypte, cheikh Mohamed Ghazali, disant que « je suis bien un égyptien pharaonique, mais l’Islam m’a arabisé ».
L’Amazigh arabo-islamisé forme l’assise tectonique de la pensée de l’inamovible et de la constante inaltérable. Des strates cultuelles nourris par des éléments stagnants dans les formes du discours et pensées soumises au contrôle de la police de la pensée unique. Une institution qui mène son profond contrôle sur le mode de rêverie chez l’individu national. Il y a lieu de dresser l’épouvantail de cet ennemi perpétuel qui envahi les chromosomes de l’Algérien, par bateaux, par avions et même par la fibre optique, le mode de cohésion « géologique » de la Pensée national unique.
N’en déplaise aux tenants de l’uniformité de la pensée nationale et aux policiers de la surveillance intellectuelle, la libre gravitation des idées historiques, nous impose la lecture du présent texte écrit entre le 14/10/1844 et le 30/12/1844, par Henri Feuilleret et faisant partie d’un ensemble d’ « Études africaines » paru sur les colonnes du Moniteur Algérie.

Biographie de Mohamed-Karim ASSOUANE

Mohamed-Karim Assouane est enseignant de littérature française moderne et contemporaine et membre de l’Equipe de recherche sur les manuscrits de Mohamed Dib du CNEPRU (Alger). Il est auteur de plus de : • Recueil de poèmes : Poème pour une passion, Silex éditions, Paris, 1985.• Paul Robert :...

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