Le 15 septembre 1840, vers six heures du matin, la Ville-de-Montereau, près de partir, fumait à gros tourbillons devant le quai Saint-Bernard.
Des gens arrivaient hors d’haleine ; des barriques, des câbles, des corbeilles de linge gênaient la circulation ; les matelots ne répondaient à personne ; on se heurtait ; les colis montaient entre les deux tambours, et le tapage s’absorbait dans le bruissement de la vapeur, qui, s’échappant par des plaques de tôle, enveloppait tout d’une nuée blanchâtre, tandis que la cloche, à l’avant, tintait sans discontinuer.
Enfin le navire partit ; et les deux berges, peuplées de magasins, de chantiers et d’usines, filèrent comme deux larges rubans que l’on déroule
Flaubert est né le 12 décembre 1821 à Rouen. Il est le fils d’un chirurgien. Enfant, ses parents lui préfèrent son frère aîné, qui est un élève brillant que toute la famille admire (d’ailleurs il succèdera à son père en tant que chirurgien-chef).
Dans ces conditions, l’enfance de Flaubert va...
Au delà du canal, entre les maisons que séparent des chantiers le grand ciel pur se découpait en plaques d’outremer, et sous la réverbération du soleil, les façades blanches, les toits d’ardoises, les quais de granit éblouissaient.
Les soldats qu’il avait commandés en Sicile se donnaient un grand festin pour célébrer le jour anniversaire de la bataille d’Eryx, et comme le maître était absent et qu’ils se trouvaient nombreux, ils mangeaient et ils buvaient en pleine liberté.
Les (…)
ACCOUCHEMENT : Mot à éviter ; le remplacer par événement.
« Pour quelle époque attendez-vous l’événement ? »ACTRICES : La perte des fils de famille. Sont d’une lubricité
effrayante, se livrent à des orgies, avalent des millions, finissent
à l’hôpital. (…)
C’est un vrai classique que chaque lecteur devrait avoir une fois lu dans sa vie.
Que les phrases sont belles.
Quelle justesse dans le choix des mots.
Flaubert est vrai l’un des fleurons de la langue française.
Le jour tombait dans le vaste atelier par la baie ouverte du plafond. C’était un grand carré de lumière éclatante et bleue, un trou clair sur un infini lointain d’azur, où passaient, rapides, des vols d’oiseaux.
Il y a cent ans, le Sage écrivait ceci en tête de Gil Blas : « Comme il y a des personnes qui ne sauraient lire sans faire des applications des caractères vicieux ou ridicules qu’elles trouvent dans les ouvrages, je déclare à ces lecteurs malins qu’ils (…)
Les premiers baigneurs, les matineux déjà sortis de l’eau, se promenaient à pas lents, deux par deux ou solitaires, sous les grands arbres, le long du ruisseau qui descend des gorges d’Enval.
19 avril 2015, par Jean-Michel
C’est un vrai classique que chaque lecteur devrait avoir une fois lu dans sa vie.
Que les phrases sont belles.
Quelle justesse dans le choix des mots.
Flaubert est vrai l’un des fleurons de la langue française.