Pot de départ
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Dans ce recueil de nouvelles, l’auteur nous fait tanguer entre la réalité et la fiction. Chaque nouvelle est suivie d’une sorte d’article de presse qui complète ou complique l’histoire. Relativement courtes (les courtes ne sont-elles pas les meilleures), les nouvelles de ce recueil nous plongent dans un univers sombre et parfois absurde avec comme caractéristique principale, une intensité saisissante.
Le hors-jeu
Je n’ai jamais compris par quelle magie je me retrouvais là-bas. Cela arrivait fréquemment et toujours d’une façon agréable. Je pense, d’ailleurs, que je ne me suis jamais interrogé sur ce phénomène avant aujourd’hui. Pas le temps peut-être ? Ou étais-je obnubilé par l’étrange sensation d’apesanteur que je ressentais à chaque fois ? Ces petites mains angéliques qui me tiraient vers la lumière, me promettant le paradis au bout du couloir, y étaient sûrement pour quelque chose. Je devais être au-delà des mers, aux confins de la réalité et du rêve, là-haut au Royaume du brouillard.
En fait, ce n’était pas vraiment un couloir (terme, à mon sens, beaucoup trop lié à la mort), mais plutôt un tunnel avec au bout une lumière. Autour de moi, de sombres silhouettes allaient dans la même direction, les yeux absorbés par l’éclat de cette promesse scintillante. Légères, elles avançaient sereinement le long de deux rangées et semblaient par moments se soulever et flotter dans les airs. Un bruit à la fois sec et excitant, évoquant vaguement le claquement des talons hauts, accompagnait le mouvement et paraissait venir d’en bas. J’entendais également des mots, une langue étrangère, des chuchotements et puis de longs soupirs. Plus on avançait, plus la lumière redoublait d’intensité jusqu’à en devenir aveuglante.
Originaire du Cameroun, Gisèle Piebop tient fermement d’une main la craie, tandis que l’autre s’arme d’une plume pour donner un visage au mal-être généralisé qui empêche les peuples de se mouvoir et de se développer.
Hier est fort lointain, Aujourd’hui le rattrape, Demain n’est que la projection de ce jour passé. Ah ce temps qui fuit !
Le 10 mai 1968, sur les barricades du quartier latin, une lycéenne d’origine bourgeoise rencontre un jeune ouvrier de chez Citroën. Ils vivent ensemble les manifestations, les affrontements avec la police, les occupations des facultés et des usines, (…)