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Oie pas vraiment blanche

Alfred Anchetain (Auteur)

Nombre de pages : 44

 Remercier Alfred Anchetain

Avertissement : des scènes ou des propos peuvent heurter la sensibilité des lecteurs

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Thème : Littérature Erotique (Interdit aux moins de 18 ans)

( Version du 2 juillet 2021 )

 La quatrième de couverture

J’ai repris l’idée du film de Buñuel : une femme bourgeoise qui s’épanouit dans la prostitution. Pour égayer ce thème, je l’ai situé dans un cadre « haut-de-gamme » avec des clients riches, patients, inventifs voire peu favorisés par la nature. Sa compétence fait toujours des miracles… Mais elle joue avec le feu, car le milieu médical est fait de requins, auxquels elle devra bientôt se confronter.

Béryl, 25 ans, au physique attractif, constate, après une soirée professionnelle où elle a été abondamment courtisée, que sa vie de couple est un échec. Elle a épousé un homme, beau et chirurgien, mais qui n’assure pas. Elle prend sa vie en main et cherche un travail. Faute de débouchés dans sa région, elle commence au bas de l’échelle, bien décidée à faire feu de tout bois. Elle parvient, grâce à sa force de persuasion sur un boss timide, à un poste de cheffe de projet. Mais elle attend davantage de la vie. Un riche médecin, ami de son mari, lui révèle bientôt la valeur de ses charmes dans un cadre intime et agréable.

 La première page

Je suis vannée, il est plus d’une heure et demie du matin. Les deux extras sont parties, elles ont rangé la vaisselle dans les caisses pour que le loueur les reprenne. Elles ont mis les restes au frigo. La femme de ménage viendra tout nettoyer et enlever ces bouteilles qui encombrent la cuisine.
La fête où nous avions réuni tous les correspondants de Mickael fut un bon moment. Nous le faisons une fois par trimestre, pour entretenir les liens. Même s’il est très habile, il a de la concurrence. Pour la chirurgie de la main, difficile, les gens ont tendance à monter sur Paris – ou même simplement à Caen. La clinique a une excellente réputation, mais l’hôpital draîne beaucoup. En plus, Mickael n’est pas là depuis très longtemps. Nous avons l’avantage du privé, mais il faut tenir la route. Pas facile.
Tout le monde a remarqué ma robe, fendue assez haut, que j’ai achetée pour l’occasion. Quand je l’ai montrée à Mickael, pour voir si elle lui convenait, il n’a même pas remarqué que… je n’avais rien dessous. Il aurait dû me dire : « Habille-toi ! » Non, rien. Devant ses amis, j’ai failli la retirer, me montrer en tenue d’Eve, et dire : « Mon mari ne me touche plus ».

 Interview d’Alfred Anchetain pour "Oie pas vraiment blanche"

Edition999 : Vous nous avez confié cinq autres textes, qui tiennent bien leurs rangs auprès des lecteurs. Voici un sixième, qui commence une série de textes inspirés du film de Buñuel, « Belle de Jour ».
Alfred Anchetain : Le thème m’a beaucoup plu : une femme bourgeoise trouve son épanouissement dans la prostitution, grâce à un ami de son mari. Il lui fait connaître une femme, qui tient un b… À la fin, ce mari meurt. J’ai gardé le nom d’Henri Husson et d’Anaïs, pour me rattacher au film, mais j’ai laissé de côté tout le reste. Je me suis concentré sur l’étude psychologique de l’héroïne, que je nomme Béryl (et son mari Mickael). J’ai gardé son nom de famille, Serizy. Son cheminement n’est pas lié à une tendance sado-maso comme chez Buñuel, mais au besoin de sortir d’une vie morne, de femme oisive en province.
Edition999 : Ce premier épisode ne devient érotique qu’assez lentement. Cela pourrait décevoir quelques lecteurs ?
Alfred Anchetain : C’est voulu. Je veux montrer une situation vraisemblable, une fille de 25 ans, extrêmement jolie, dont le mari n’assure pas, et qui ne veut pas perdre ses plus belles années à pleurer, surtout qu’elle est très courtisée. C’est une fille moderne, dont la sexualité est déculpabilisée, et qui veut l’amuser.
Edition999 : Vous refusez l’érotisme baveux,
Alfred Anchetain : Les récits où, dès les premières pages, les hommes et les femmes se livrent à des activités hors-normes ne me plaisent pas du tout. Ici, c’est une vraie femme, qui pense et vit comme tout le monde. On verra comment, tout naturellement, elle entre dans la prostitution et s’y épanouit. C’est le propos du film de Buñuel.
Edition999 : Dans ce premier épisode, on n’a que le début.
Alfred Anchetain : Cette fille est saine, pas perverse pour un sou. Les circonstances de la vie l’amènent à des situations dont elle essaie de se sortir au mieux. Si j’avais été confronté aux mêmes choses, j’aurais fait comme elle.
Edition999 : Un texte autobiographique.
Alfred Anchetain : Il y a beaucoup d’éléments personnels, mais je n’ai jamais été une (très) jolie fille et n’ai pas fréquenté les b… !
Éditions 999 : Le cadre, vous connaissez tout de même.
Alfred Anchetain : J’ai situé cette action dans un milieu qui m’est familier, et j’ai vécu certains faits que je décrits. Le labo existe, de même que la clinique du mari. Les villes aussi, avec les détails que je donne. Ceux qui connaissent les retrouveront facilement.
Edition999 : Vous donnez beaucoup de place aux préliminaires.
Alfred Anchetain : Étant médecin, j’ai un souci « clinique ». On porte un diagnostic à partir d’éléments concrets. J’en ai fait un élément comique, dans l’effeuillage en particulier, que j’ai démesurément étendu. Les préliminaires sont, en pratique, une manière de faire connaissance avec l’autre, et pour moi, une excellente manière de décrire un personnage.
Edition999 : Vous parlez de choses qu’on ne traite pas habituellement dans les récits érotiques, le préservatif en particulier.
Alfred Anchetain : Je joue avec cet élément, que je traite d’une manière (sérieusement) comique, car je vous laisse découvrir les arguments de Béryl. Elle fait comme les autres : elle interprète les lois et règles en fonction de ses propres besoins…
Edition999 : Pas très moral.
Alfred Anchetain : C’est pourquoi j’ai mis ce préambule, que j’ai voulu amusant par ses précisions…

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Biographie de Alfred Anchetain

 Ambassadeur Edition999

Je suis arrivé à la retraite. J’ai publié un certain nombre d’ouvrages sérieux chez des éditeurs classiques, et j’ai voulu changer. Je me suis lancé la rédaction de nouvelles érotiques. Je les ai fait lire à mon entourage. Silence total ! J’étais désespéré, car je m’étais beaucoup amusé à les écrire. Je...

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2 discussions

  • 18 août, par Guignard

    Bonjour, Je viens de découvrir ce site de livres gratuits et j’ai osé lire cet ouvrage. Intrigant mais criblé de fautes d’orthographe et de frappe (amemène...). Je pensais que ce genre de littérature méritait le même soin d’écriture, surtout qu’aujourd’hui il est facile de corriger des erreurs et il n’est pas interdit de se relire ou de faire lire des membres de son entourage avant l’édition.

    • ^ 19 août, par Alfred Anchetain

      Bonjour,
      Merci pour votre remarque.
      J’aimerais savoir ce que vous pensez du texte lui-même, qui se place, vous l’avez sans doute remarqué, en premier, depuis quelque temps.
      Je ne sais pas si vous écrivez vous-même. Mais, quand je me relis, je corrige, certes, les fautes d’orthographe, les fautes de syntaxe (j’en trouve, toujours de trop) mais aussi et surtout les insuffisances du texte, sur le plan de la rédaction, de l’intrigue, des personnages, etc.
      Je pourrais faire mieux, certes, mais à l’heure actuelle, vous ne pouvez pas vous faire aider, ou très difficilement, sauf à avoir des crédits pour payer un correcteur, ce qui n’est pas mon cas.
      Quant à l’entourage, je ne peux compter dessus. Je ne suis pas le seul. Regardez sur MBS, l’éditeur lui-même souligne le peu d’aide à en attendre.
      Alors, s’il vous plaît, (1) je sollicite de votre part de l’indulgence et (2) si vous aviez vraiment de la patience et si vous pouviez m’aider... même un tout petit peu, j’en serais ravi et vous en remercie par avance !
      Cordialement,
      Alfred Anchetain

      PS : pour répondre à votre critique, je fais toujours une révision, au bout de quelques semaines, des textes que j’ai mis en ligne.
      Là, je termine le quatrième épisode avant de le faire aussi.

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